Chroniques

La Mélansire

C’est le tout premier roman de Estelle Fitz, une instagrammeuse (@estellefitz) beauté. Un récit fantastique jeunesse qui parle de monde sous-marin et d’amour.


Résumé : 

Endeuillée par la perte de son père et dévastée par sa rupture Avery n’est plus elle-même. Elle n’a plus goût à rien et préfère se soûler plutôt qu’affronter ses peines. Un soir elle se rend sur le Pont-Neuf et attirée par une étrange lumière au fond de l’eau et se laisse tomber. A son réveil elle découvre avec stupeur un monde sous-marin étrange peuplé d’êtres magiques appelés Mélansires et dont le seul but est d’éradiquer l’amour sur Terre. 


Pour tout vous dire j’étais un peu sceptique en débutant cette lecture , je ne savais pas à quoi m’attendre. Ayant déjà vu plusieurs “influenceurs” sortir des livres ou romans qui m’ont énormément déçue et qui n’étaient rien d’autre qu’une énième source de revenus j’avais très peur de retrouver ici le même schéma. Que nenni ! (Oui pardon j’ai toujours voulu glisser cette expression dans une chronique)

Plus j’avançais dans la lecture et plus j’étais agréablement surprise. Je m’attendais à quelque chose d’assez adolescent mais finalement j’ai beaucoup apprécié. On retrouve un vocabulaire simple mais pas non plus enfantin, avec quelques mots recherchés. Tout cela rend la lecture fluide et agréable. 

L’histoire est originale et le thème abordé est nouveau et intéressant. Peut-on vivre sans amour  ? La souffrance est-elle obligatoire ? Ce sont des questions que l’auteur soulève dans son roman et je dois dire que j’y ai longuement réfléchis. 

“Nous n’apprenons rien de l’amour […]. Les blessures qui nous sont infligées ne nous rendent pas meilleurs, ni plus sages ni plus intelligents. Au nom de l’amour nous sommes capables de mourir ou de tuer. L’amour est le poison qui gangrène notre conscience et freine notre progression sur la route de l’illumination, de l’eveil.”

La Mélansire, E.FITZ

Le personnage d’Avery est parfois énervant et naïf et j’ai eu un peu de mal à l’apprécier. Mais j’ai du mal avec les points de vue internes et les narrations à la première personne. J’aurais aimé avoir plus de détails sur les personnages secondaires : que ce soit pour Owen ou pour Aqua mais, malheureusement, on survole assez rapidement leurs histoires.

C’est, d’ailleurs, ce que j’apprécie le moins dans les narration à la première personne. On ne connait jamais réellement les autres personnages de l’intrigue. Si le personnage principal n’est pas extrêmement proche d’un autre on ne connaîtra jamais réellement son histoire, son passé. Et c’est, bien souvent, le cas dans ce genre de récit où le personnage principal reste concentré sur sa petite vie et ses problèmes. Mais cela n’est que mon propre avis et je sais que beaucoup aiment ce genre de narration.

Sinon le seul reproche que je puisse faire à ce livre est qu’il soit assez court (212 pages) et que, de ce fait, tout s’enchaîne très rapidement. J’en aurais aimé plus, plus de descriptions, plus d’explications, de détails… Mais d’après ce qu’a laissé entendre Estelle Fitz à de nombreuses reprises elle serait en train de travailler sur la suite. J’espère avoir les réponses à mes questions à ce moment-là. 

“Je comprends à présent pourquoi les Mélansires se plient sans rechigner à ces missions. C’est une extase, une drogue, un elixir de vie […]”

La Mélansire, E.FITZ

Ce livre vous plaira si vous aimez les romans courts, la romance et les histoires de mondes parallèles. Pour conclure, je vous dirais que ce livre n’est pas un coup de cœur. Mais j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Avery et j’attends la suite avec impatience.

Livrement vôtre !

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